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Le voyage de Fatimzahra

Le voyage de Fatimzahra

$9.99

L'AVIS DE RICOCHET

Grande nouvelle dans la famille, Hayat, la fille aînée accouche, en France, d’un petit garçon, Bilal ! Kanza, en bonne mère marocaine, déplore de ne pas être aux côtés de sa fille pour la naissance. Mais par chance, en compagnie de Mohamed, son mari, professeur de français et de Fatimzahra, cadette de la famille, ils vont tous les trois obtenir un visa de visite pour le temps des vacances. Arrivés en France, tout au bonheur des retrouvailles, Pierre propose à Hayat de faire une rentrée au collège, en France pour ne pas perdre de temps dans sa scolarité et voir les différences entre l’école en France et au Maroc. Fatimzhara est heureusement surprise. L’école en France est plus accueillante que chez elle, les enseignants plus compréhensifs. Peu à peu, elle se trouve plus à l’aise. Pourtant tout n’est pas facile, elle ne parle presque pas le français et la barrière de la langue est un obstacle impressionnant. Pourtant cette difficulté ne la rebute pas au contraire, elle décide de rester l’année entière. C’est un choix lourd de conséquences.

Ce roman est riche de personnages lumineux. Chacun a une valeur symbolique forte et positive. Kanza est écartelée entre son amour maternel et la volonté d’offrir le meilleur à ses filles, elle accepte leur liberté. Hayat et Pierre, son mari, représentent la matrice d’une famille multiculturelle où homme et femme ont leur place dans le respect de leurs origines. Monsieur Franck, le professeur de français au beau sourire, est investi d’une mission de pédagogue au grand cœur. Ikram, l’amie de Fatima, symbolise tous ces enfants qui n’ont pas la chance d’accéder à une scolarité de qualité… Même s’ils paraissent un peu idéalisés, on croit à l’intégrité de ces personnages solaires. Grâce à son écriture empathique, Kochka intéresse le lecteur. On suit pas à pas Fatimzhara au fil de ses choix. Elle pensait vraiment partir avec ses parents à la fin des vacances. D’ailleurs, elle dit au revoir à tous. C’est une force intérieure qui la pousse à rester et les événements s’enchaînent sans qu’elle le veuille vraiment.
Autre intérêt de ce roman chaleureux, le regard qu’il permet sur la vie marocaine. La famille est ancrée à Azrou dans le Moyen Atlas, on éprouve l’amour qui lie les parents de Fatimzhara, les différences entre tradition pastorale, nomade et tradition agricole, sédentaire. Ni misérabilisme, ni angélisme, avec humour nous apprenons le « pouvoir du sucre » : à double tranchant, moyen d’obtenir plus vite une faveur ou moyen de gagner à sa cause des gens hostiles. Kochka avec réalisme prête sa voix à Fatimzahra à qui elle souhaite « une vie à la hauteur de ses rêves ». Un roman sensible, qui fait chaud au cœur.

 

Pub. 2012


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